La dette publique belge au-delà des 100 % du PIB à cause de l’incompétence de Demotte et Antoine

Deux informations mises sous le boisseau par les médias francophones : dette wallonne et justice bruxelloise

Un article de L’Écho du 18 avril n’a quasi pas été relayé par les médias francophones. Il annonçait en titre que « la Wallonie pousse la dette belge au-delà des 100 % du PIB. »
Au printemps 2013, quand il a négocié un étalement de la trajectoire de retour budgétaire à l’équilibre jusqu’en 2016, le gouvernement Di Rupo avait promis deux choses en contrepartie. D’une part, ramener le déficit à 2,7 % du PIB. D’autre part, descendre la dette publique sous les 100 % du PIB. Ce dernier point n’est pas atteint puisque le chiffre officiel de l’ICN, le correspondant belge d’Eurostat, est de 101,5 % du PIB.
Le gouvernement avait pourtant vendu l’an dernier ses participations dans Fortis Banque et Royal Park Investments pour 3,3 milliards d’euros dans l’espoir de respecter ses engagements. Cela se révèle donc finalement insuffisant. Pourquoi ? En raison des nouvelles règles comptables qui intègrent désormais de nouveaux organismes dans le périmètre des administrations publiques.
Tous les niveaux de pouvoir sont concernés.
Mais c’est essentiellement la Wallonie qui est concernée.

Quelque 1.400 organismes sont intégrés dans le périmètre régional, selon le ministre du Budget André Antoine. Parmi eux, on retrouve les aéroports, la SRIW, la Sowalfin, le Crac (aide aux communes)…
Conséquence : la dette wallonne se chiffre désormais à 12,5 milliards, alors qu’en présentant son budget 2014, le gouvernement citait toujours le chiffre de 6.2 milliards.
Evidemment, il n’y aurait pas de manipulation. André Antoine a simplement repris les méthodes de son prédécesseur (note : Papa Daerden) en matière de financement alternatif.
Cette nouvelle transparence budgétaire sous la contrainte de la Cour des Comptes et de l’Union européenne va gravement handicaper les futurs investissements de la Wallonie.

Conclusion du génial André Antoine : « La question du financement de politiques comme le Plan Marshall se posera réellement. »

Source : L’Echo du 18 avril

Jean-Marc Meilleur, le nouveau Procureur du Roi de l’arrondissement judiciaire de Bruxelles, a révélé des chiffres hallucinants.
Sur 116.551 crimes, délits et infractions commis à Bruxelles, 93.730 ne font l’objet d’aucun jugement. Pour ce qui concerne les 17.396 actes violents, 13.906 n’entraînent aucune condamnation, soit un taux astronomique de 79 % d’impunité !
La raison de cet abandon massif des poursuites à Bruxelles ? « autres priorités » ou « auteur inconnu » !
La capitale de l’Etat belge deviendrait-elle une immense zone de non-droit ?