La septième Réforme de l’Etat est déjà en route !

Après les élections de 2010, le judoka flamingant Jean-Marie Dedecker, leader de la LDD, s’était montré très optimiste : la Flandre obtiendra tout ce qu’elle voudra parce que l’ambition de M. Di Rupo de devenir Premier ministre est dévorante.
Les faits lui ont donné raison. Les francophones, hormis le FDF, ont signé le traité du confédéralisme à la belge, ce « fédéralisme pour les cons » selon l’expression de l’honorable Francis Delpérée. Bruxelles et sa périphérie sont définitivement enclavées en Flandre et la Wallonie paiera probablement le prix fort d’une mauvaise loi de financement, puisque les Flamands, ces génies de la calculette, en maîtrisent toutes les ficelles.

Aujourd’hui, Elio Di Rupo est le César Borgia (illustration) de la Wallonie, ce modèle du Prince de Machiavel, et dont la devise était : « Aut Caesar aut nihil » (« Ou César, ou rien. ») par jeu de mots sur son prénom.
La suite ? Dans un futur proche, quand les francophones, aujourd’hui embrigadés par un PS clientéliste et des médias dociles, connaitront les implications concrètes de la fausse dernière Réforme de l’Etat sur leur qualité de vie au quotidien…
Etrange paradoxe, en 1977-1978, la presse unanime disait que le Pacte d’Egmont constituait un excellent accord parce que la Volksunie et le FDF l’avaient approuvé ; maintenant, la énième Réforme de l’Etat belge est géniale parce que la N-VA et le FDF en sont exclus.
Ce pays est de toute façon ingérable à moyen terme, tant les objectifs des Flamands et des francophones sont profondément divergents.
L’amère réalité le prouvera bientôt…

Conclusion du R.W.F. : le démembrement de la Belgique s’accélère au détriment des francophones dans l’aveuglement (volontaire ?) le plus total de leurs élites politiques, économiques et culturelles.

La flamboyante lucidité de Jean Quatremer, journaliste à Libération

L’analyse de Jean Quatremer sur un site anglais