La francisation de la périphérie continue

Suite à une question parlementaire posée par un député de Vlaams Belang, la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden, a déclaré que 17376 habitants de Bruxelles avaient déménagé en périphérie (BHV). Principalement à Zaventem, Dilbeek et Vilvoorde. Ils représentent 60% des personnes qui s’installent en Flandre. Les différentes mesures d’intégration et de parcours de citoyenneté pour favoriser leur assimilation en Flandre obtiennent des résultats mitigés. En effet, année après année, des familles autochtones néerlandophones s’en vont.

Selon les chiffres de Kind en Gezien, dans 10 des 19 communes de la périphérie, le nombre de jeunes mères parlant le français avec leur(s) enfant(s) a énormément augmenté. La politique familiale de la Flandre ne sert donc pratiquement à rien.

Ainsi, à Sint-Pieters-Leeuw, 60% des jeunes mères s’expriment en français.
A Beersel et Dilbeek, 48,8 et 48,7%. Suivent Zaventem et Machelen avec 47 et 43,9%. 43,9% comme.. Overijse, commune rabique s’il en est ! En queue de peloton Tervuren avec 39,4%, Asse 38%, Vilvoorde 37,7% et Grimbergen 37,2%.
Dans les communes précitées, le néerlandais est de facto minoritaire. Seul Asse fait jeu égal avec le français : 34,6% des mères parlent le néerlandais à la maison. 32,7% à Dilbeek et 31% à Tervuren. Mais la situation est dramatique à Zaventem et Machelen où il n’y a plus que 20% des jeunes mères qui s’expriment encore en néerlandais. Le renforcement du caractère flamand de la périphérie a clairement échoué. D’autant que la principale mesure forte comme le « Wonen in eigen streek » qui exigeait des candidats propriétaires d’avoir un lien avec la Flandre afin d’endiguer « l’invasion » francophone a été annulée par le Conseil d’État en 2013. L’État belge constitue dans ce domaine un véritable obstacle à la défense des intérêts flamands en périphérie.
Les hommes politiques flamands se cassent la tête pour savoir comment ralentir la francisation de la périphérie de Bruxelles.

La solution flamande la plus facile constituerait évidemment à stopper le flux migratoire international, un enjeu de prédilection pour le Vlaams Belang qui est depuis longtemps le premier parti de Flandre dans les sondages et de facto le premier parti de Belgique, on feint de l’oublier un peu trop souvent. Pour se donner bonne conscience vis-à-vis de la France en pleine campagne électorale. Les intervenants évoquent également d’autres solutions notamment via l’investissement immobilier public.
Il convient de remarquer que l’enquête n’évoque pas les 6 communes à facilités, en réalité à majorité francophone : Kraainem-Crainhem, Drogenbos, Linkebeek, Sint-Genesieus-Rode/Rhode-Saint-Genèse, Wemmel et Wezembeek-Oppem.

Principale source : revue Doorbraak magazine n°1 – décembre 2021

Note : le RWF est un parti wallon qui ne se désintéresse pas pour autant des francophones de Bruxelles et de la périphérie.