Jan 22 2020

Les cabinets belges pointés par le Conseil de l’Europe

Le Groupe d’États contre la corruption (GRECO) du Conseil de l’Europe publie aujourd’hui son rapport d’évaluation du 5e cycle sur la Belgique. Ce cycle porte sur la prévention de la corruption et la promotion de l’intégrité au sein des gouvernements centraux (hautes fonctions de l’exécutif).
Le GRECO appelle la Belgique à renforcer la transparence, l’intégrité et la responsabilité dans la vie publique, en particulier s’agissant des ministres et des membres de leurs cabinets.
Il n’y a pour ainsi dire pas de politique d’intégrité ni de cadre déontologique applicable aux ministres. L’engagement et la rémunération des membres de leurs cabinets se fait à leur entière discrétion. Il y a très peu de règles sur les incompatibilités et les activités accessoires, les conflits d’intérêts, les cadeaux et aucune sur les relations avec les tiers, le pantouflage etc.

Des efforts soutenus devront donc être menés pour encadrer les conditions de recrutement et d’emploi des membres des cabinets et rendre leur activité plus transparente, ainsi que pour doter l’ensemble des hauts responsables de l’exécutif d’un cadre déontologique adéquat, associé à un mécanisme de mise en œuvre et à des activités de sensibilisation. Les améliorations du régime de déclaration des mandats engagées à la suite de l’évaluation précédente du GRECO doivent se poursuivre, ce qui passe notamment par une publication en temps plus opportun et un contrôle effectif des déclarations.

En 2008, 12 fois plus de cabinettards en Belgique qu’en France !