Avr 16 2014

Avec la France : priorité à l’anglais comme deuxième langue

“We stoan stille, we goan achteruit ! Mee eulden eulpe goak tuugen en beweizen da’k uuk de possibliteit (sic) è om veur veranderingen te zeurgen !”
Ce seront les phrases en dialecte gantois qui apparaîtront sur les affiches de la tête de liste N-VA à Gand, Siegfried Braecke.
Nous sommes bien éloignés du néerlandais académique des écoles wallonnes en immersion flamande : « We staan stil, we gaan achteruit ! Met jullie hulp ga ik tonen en bewijzen dat ik ook de capaciteit (resic) heb voor verandering te zorgen. »

Il faut savoir que les jeunes Flamands privilégient toujours plus leur dialecte, voire leur patois afin de se distinguer de leurs voisins immédiats, le village d’à côté. C’est l’esprit de clocher dans toute sa médiocrité et son repli sur soi !
Au Congrès du CD&V de fin avril qui se déroulera à Bruges, comme activité principale, les participants auront droit à des leçons gratuites de west-flamand (en résumé, le dialecte brugeois).

Dans ce contexte, la plus-value de l’apprentissage du néerlandais pour les Wallons est très faible et ne leur offre pas de véritable garantie d’emploi.
Dans une Wallonie, région de France, l’anglais sera prioritairement la deuxième langue d’apprentissage.
Selon les intérêts économiques, l’allemand et l’espagnol, grandes langues internationales, ou le néerlandais pourront être choisis comme langue à option.

Pendant ce temps, Filip Dewinter, tête pensante du Vlaams Belang, colle des affiches en treillis croate nationaliste (la croix celtique y figure), l’uniforme du mouvement HOS suprématiste blanc…

Mais à  part cela, tout va mal en France et tout va bien chez nous, en Belgique. Hormis la Flandre qui ne forme jamais que la majorité de la population belge. On a tendance à l’oublier…

Source : Het Laatste Nieuws de ce jour