Un géant bruxellois épouse une Lilloise - 6 mars 2009

La presse n’en a pratiquement pas parlé et pourtant il s’agit d’un événement important dans l’économie bruxelloise.
La pierre angulaire, c’est le cas de le dire, du géant immobilier bruxellois Louis De Waele, fondé en 1866 et entrepreneur attitré de la famille royale (on lui doit, entre autres, le Palais de la Nation et le Stuyvenbergh), a pris le chemin de Lille en août dernier.

Les actuels actionnaires, Maurice de Montjoie (90 %) et Pierre Cols (10%), ont uni leur destinée à celle de l’entreprise du Nord-Pas-de-Calais Rabot Dutilleul.
Une entreprise « familiale » qui occupe 1.200 travailleurs et qui peut se prévaloir d’un chiffre d’affaires de 450 millions d’euros, c’est-à-dire le triple du groupe belge.
Maurice de Montjoie est persuadé qu’il s’agit de la meilleure option stratégique : «Il n’y a pas de danger que Louis De Waele doive se fondre dans Rabot Dutilleul. »
Les Lillois ne désirent même pas faire de l’entreprise bruxelloise leur tête de pont en Belgique !

Entre la cession à une société belge dans laquelle Dewaele se serait fondu et un groupe français qui respectera son caractère familial, les actionnaires n’ont guère hésité.
Et de  Montjoie de conclure qu’après tout Lille est plus proche de Bruxelles qu’Arlon.

Pour l’anecdote symbolique, on notera que la Communauté dite « française », située au Boulevard Léopold II à Molenbeek, se trouve à l’emplacement des bâtiments du fondateur Louis De Waele.
La demeure privée de l'entrepreneur a été préservée, ô miracle !, et sert de cadre aux réceptions du nouveau Secrétaire général Frédéric Delcor.
Un (inter)signe précurseur d’alliances nouvelles ?

Source : L'Echo

Louis De Waele : un monument

De Waele dans l'Hexagone


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