Baromètre VRT : Vlaams Belang et N-VA : majorité en sièges au Parlement flamand

Majorité [nationaliste] flamande
Analyse de Ivan De Vadder (VRT, télévision publique flamande)

Pour le parti, il est vital de continuer à se développer : le Vlaams Belang vise principalement les élections de 2024 [ndlr : il reste à démontrer que le gouvernement De Croo ne tombera pas avant) et espère devenir d’ici là un partenaire de coalition incontournable au sein du gouvernement flamand.
Pour l’instant, ce n’est pas le cas, mais avec ce score, le gouvernement flamand actuel ne parvient pas à former une nouvelle majorité. La N-VA, l’Open VLD et le CD&V n’obtiennent ensemble que 43% des voix, contre 53,3 aux élections d’il y a deux ans.

Le Vlaams Belang et la N-VA obtiennent une majorité de sièges au parlement flamand

Avec 46% d’intentions de vote, le Belang et la N-VA obtiennent ensemble une majorité au Parlement flamand. Ce n’est donc pas une majorité en termes de pourcentages, mais c’est une majorité en termes de sièges. Cette différence s’explique par notre système électoral, qui accorde proportionnellement plus de sièges aux grands partis qu’aux petits.

Les « petits partis »

A propos des petits partis : depuis plusieurs années, il est établi qu’en dehors du VB et de la N-VA, il ne reste que des « petits » partis. Les partis traditionnels au pouvoir, ainsi que Groen, occupent le même périmètre avec des scores compris entre 10 et 12%. Avec 7,9%, le PVDA est maintenant tout près.

Le parti de Conner Rousseau progresse (un peu) et est le plus important des « petits »

Il y a deux observations à faire sur ces « petits » partis. La première est que le Vooruit (ancien Sp.a, socialistes flamands) est le plus grand de tous. Il est également le seul à progresser, par rapport au sondage précédent et aux élections (même s’il faut toujours être prudent avec ce genre de comparaisons car il y a une marge d’erreur).

Mauvaise nouvelle pour le CD&V

Les choses ne se présentent pas très bien pour le CD&V : le parti de Joachim Coens est maintenant à 10%, loin de son rêve de 20%. Cela signifie que le CD&V est plus petit que Groen, Open VLD et Vooruit. Remarquable en soi : l’affaire autour du député flamand El Kaouakibi a peu d’impact sur le score de l’Open VLD.

Propriété du  baromètre politique

La recherche « De Stemming » va plus loin qu’un sondage. Il donne également un aperçu de la santé des partis politiques à plus long terme. Pour ce faire, on utilise ce que l’on appelle la « propriété » de certains sujets.
Cela signifie que les électeurs identifient certains partis à une question particulière : les Verts au climat, par exemple.

De Stemming montre que Vooruit en particulier a réussi à affiner son profil (et donc à se rendre attractif pour les électeurs). Il « possède » les thèmes des soins de santé, de l’emploi, des pensions et de la sécurité sociale. Au total, il obtient des scores plus élevés pour 7 des 9 thèmes étudiés. L’Open VLD est identifié plus que les autres à l’économie, le Vlaams Belang à la migration, Groen à l’environnement et à la mobilité, et la N-VA à la réforme de l’État.
Ce n’est pas une bonne nouvelle pour la N-VA : le parti ne peut revendiquer qu’un seul thème – le communautaire – et doit laisser les autres prendre la tête lorsqu’il s’agit de questions comme la migration, l’économie ou l’emploi. Le parti n’a gagné en visibilité que dans le domaine de l’économie [ndlr : via la présidence du gouvernement flamand, mais ce n ‘est pas son premier thème], tandis qu’il a également beaucoup investi dans la migration ces dernières années. En outre, le parti continue de perdre des voix au profit du Vlaams Belang.
C’est également un constat désagréable pour CD&V, qui ne peut revendiquer aucun de ces thèmes. De plus, l’étude montre que depuis 2020, le parti perd des voix sur tous ses flancs : à gauche au profit du Vooruit et à droite au profit de l’Open VLD et de la N-VA.

Le potentiel des partis

En ce qui concerne le potentiel des partis politiques – dans quelle mesure les électeurs des autres partis pourraient-ils également voter pour eux : le CD&V ne se distingue pas beaucoup des autres petits partis. Pour la N-VA, il y a de bonnes nouvelles : le parti a définitivement le potentiel pour dépasser à nouveau le Vlaams Belang comme le plus grand parti de Flandre [ndlr : cela reste à prouver].
Pour l’instant, ce n’est pas le cas, mais avec ce score, le gouvernement flamand actuel ne parvient pas à former une nouvelle majorité (ce qui était également le cas du baromètre politique De Stemming l’année dernière).
La N-VA, l’Open VLD et le CD&V n’obtiennent ensemble que 43% des voix, contre 53,3 aux élections d’il y a deux ans.

Note de la rédaction :
1. la VRT, la VUB et le Standaard n’ont pas jugé utile d’effectuer un sondage à Bruxelles et en Wallonie…
2. Le vote du Vlaams Belang est systématiquement sous-estimé dans les sondages comme le démontrent les derniers scrutins.

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