De Crem : « Nous sommes tous des Bataves : de Groningen à Arlon ! »

La N-VA a annoncé le 5 mai, par communiqué de presse, qu’elle souhaitait voir la création d’une armée intégrée du Benelux, en résumé une armée belgo-flamande soumise aux Pays-Bas.. On peut y lire : « C’est la seule solution au sous-financement de l’armée »….
On imagine le triste sort qui sera réservé aux militaires wallons et bruxellois dans cette armée néerlandaise, alors qu’ils sont déjà discriminés dans l’actuelle armée belge, dominée par les Flamands.
Les historiens se souviendront que les Français sont intervenus deux fois contre les Pays-Bas pour préserver notre indépendance (1831-1832) et que les mêmes Pays-Bas sont restés « courageusement » neutres en 14-18 alors que les Français étaient à nos côté en 14 et en 40.
Enfin, l’armée française est une puissance militaire mondiale : on ne voit pas très bien pourquoi, sauf dans l’optique de la création des Grands Pays-Bas mythiques, l’armée belge et surtout son aile francophone s’allierait aux Pays-Bas dont l’armée sous-équipée et peu motivée a été la complice passive des terribles massacres de Srebrenica.

Le R.W.F. appelle les militaires francophones à effectuer le service minimum au sein d’une armée contrôlée par la Flandre et en passe d’être vendue aux Pays-Bas, nos oppresseurs de 1815 à 1830.

Donnons le mot de la fin à l’historien wallon José Fontaine à propos de la campagne de mai 40 et de la désertion massive des soldats flamands infiltrés par les fascistes du VNV favorables au pangermanisme de M. Hitler :

« De cette analyse que j’ai pu réaliser en lisant une grande partie de la littérature la plus conformément belge sur les dix-huit jours, je conclus qu’une majorité des divisions flamandes a fait défection ou, du moins, manqué gravement de combativité. Ce sont ces défections qui ont été à l’origine de la capitulation du 28 mai 1940 ou à tout le moins du caractère hâtif de cette capitulation qui découvrait les armées alliées en train de tenter le rembarquement de Dunkerque. Ces faits ne sont nullement niés par la littérature historique la plus conforme et même par des documents approuvés par Léopold III : « dans les dernières heures, des unités se rendirent à l’ennemi sans ordre… »

En réalité, seuls les Chasseurs ardennais sauvèrent l’honneur de l’Armée belge lors de la Bataille de la Lys tandis que les officiers flamands serraient à Gand la main  de leurs envahisseurs.
La plupart des prisonniers wallons croupirent dans les camps nazis durant près de 5 ans alors que leurs voisins flamands purent tranquillement rentrer chez eux en récompense de leurs journées « Porte ouverte » de mai 40.

Source principale : rwf-namur.be