Réunification des Pays-Bas : Bart De Wever sur les traces de Van Severen

Joris Van Severen fut l’une des figures de proue du fascisme antisémite à la sauce flamingante.

En effet, le système parlementaire le désillusionne à tel point qu’à l’automne 1931, il fonde un mouvement d’élite qui lui est propre, qui doit diriger le peuple et qui se veut explicitement au service de la communauté (flamande, bien évidemment) : La Confédération des Solidaristes Nationaux (Verdinaso).

Le nouveau mouvement inscrit sa politique dans un contexte résolument pan-néerlandais (les Grands Pays-Bas). Pas de violence, mais convaincre par l’exemple. C’est nécessaire pour ne plus être catalogué comme « dangereux pour l’État » et séduire le plus grand nombre.

L’objectif principal est donc désormais la réunification des Pays-Bas, l’unification politique de la Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg. Plus clairement : la restauration des Pays-Bas unis d’avant la révolution belge de 1830.

On le comprend : quand De Wever prône la réunification de la Flandre avec les Pays-Bas, il ne fait que prolonger l’idéologie de Joris Van Severen.
Il faut préciser que le BENELUX lancé par Paul-Henri Spaak continue à préparer l’objectif de De Wever : un ensemble de 23 millions de néerlandophones et de 6 millions de francophones (le GD du Luxembourg n’est pas compris dans ces chiffres). Inutile de préciser que le rapport de force avec les francophones serait totalement disproportionné.

Luc Pauwels vient de consacrer une biographie à Van Severen publiée aux éditions Doorbraak (mouvement flamand).

Quand Bart De Wever édulcorait l’idéologie de Joris Van Severen…