Un jour à la mer : surréalisme de cave humide

Le caricaturiste du journal Le Soir, Pierre Kroll, a été bien mal inspiré de comparer à des moutons les Belges qui se précipitent à la mer en ces beaux jours de printemps.

D’un côté, le gouvernement demande de limiter au maximum les contacts tout en confinant largement la population à la maison, d’autre part, la petite superficie de la Belgique offre peu d’exutoires à une population qui a besoin de se sentir vivre normalement.
Si les grands rassemblements improvisés dans les parcs sont parfois contestables, entre autres à cause de la consommation d’alcool qui désinhibe, il est inconcevable de fustiger la population de villes pour la plupart polluées qui fuient des appartements sans jardin et qui sont en télétravail toute la semaine.
Ce n’est pas de sa faute si la population a reçu un Rail Pass et que la SNCB est structurellement mal organisée.
Il faut citer également l’absurde règle prônée par le ministre Ecolo Gilkinet de la place assise à la fenêtre (seulement pour aller à la Côte mais pas pour le retour !) qui plonge une fois de plus la Belgique dans un surréalisme de cave humide.
Pour l’anecdote, Pierre Kroll, qui s’est souvent entretenu avec notre président fondateur lors des salons, nous voulions dire « foires du livre », a lâché voici une dizaine d’années cette opinion politique :
« J’ai toujours pensé que le rattachement, de la Wallonie et de Bruxelles, à la France était une hypothèse d’avenir dans laquelle je me retrouve. »
(Groupe Sud presse – 12 novembre 2007)
Entre-temps, il faut bien avouer qu’il s’est belgifié. Recyclé par le système en quelque sorte. Comme tant d’autres…