Covid : un couteau linguistique sépare le nord du sud !

Bruxelles et la Wallonie sont les points chauds de l’Europe : verrons-nous bientôt ces chiffres en Flandre aussi ?
Source : De Standaard

En Wallonie et à Bruxelles, les chiffres du corona sont deux à trois fois plus élevés que dans le reste du pays. Est-ce une question de temps avant de voir des chiffres similaires en Flandre ? Et peut-être devrions-nous intervenir au niveau provincial ?

Le Brabant wallon est le point chaud du coronavirus européen. C’est particulièrement dramatique pour les personnes d’une vingtaine d’années. Dans cette catégorie d’âge, on a compté 1 800 nouvelles infections pour 100 000 habitants en deux semaines. Pour référence : le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies donne le code rouge s’il y a plus de 240 nouveaux cas de coronaropathie par 100 000 habitants dans les deux semaines. Dans le Brabant wallon, ce chiffre est plus de sept fois supérieur. L’université de Louvain-la-Neuve y serait pour quelque chose. À l’université, plus de 600 contaminations auraient déjà été recensées.

Et dans le reste de la Wallonie aussi, les chiffres sont alarmants. Avec 586 nouveaux cas pour 100 000 en deux semaines, ils seraient en tête de la liste européenne s’il s’agissait d’un pays indépendant. Mais à Bruxelles, c’est encore pire. Ils ont déjà 800 nouveaux cas.

Et dans les zones les plus touchées, les tests et les recherches battent leur plein. À Bruxelles, les traceurs de contacts n’envoient que des SMS au lieu d’appeler. Et ce système est probablement en train de se mettre en place en Wallonie aussi.
La capacité de test est également menacée. Dans la province de Luxembourg, ils ont dû adapter leur stratégie et seules les personnes présentant des symptômes sont testées. Et dans tout le pays, les laboratoires atteignent progressivement leur capacité maximale. Mardi, lors de la conférence interministérielle sur la santé publique, il a été décidé de mettre en place une task force « tests ».

Frontière linguistique

En Flandre, nous faisons beaucoup mieux : 259 nouveaux cas pour 100 000 habitants en une quinzaine de jours. Bien que cela nous place également au-dessus du seuil du code rouge. La question est de savoir si nous verrons bientôt le même scénario en Flandre qu’en Wallonie et à Bruxelles.

« Je ne pense pas », déclare le biostatisticien Geert Molenberghs (UHasselt, KU Leuven). Il souligne le fait qu’il existe un « mur » entre la Flandre et la Wallonie depuis un certain temps déjà. « Regardez Liège et le Limbourg. Cette dernière est la région la moins touchée à l’heure actuelle. Liège est la plus touchée. La frontière linguistique coupe presque la région en deux comme un couteau. Sauf dans les Fourons, où les chiffres sont comparables au reste de la Wallonie ».

« Il y a moins de contacts quotidiens entre le Nord et le Sud. Je ne vois donc pas les choses s’emballer immédiatement », dit-il. « Il y a une vision différente du virus. Les non-croyants ont eu une voix beaucoup plus forte dans le Sud ces derniers temps. En Flandre, nous avons été plus prudents ».

Selon le biostatisticien, il existe un scénario différent dans le Brabant flamand et le Brabant wallon. « Bruxelles est, bien sûr, ancrée dans le Brabant flamand. Et à Bruxelles et dans sa périphérie, les chiffres sont mauvais. Machelen en est l’exemple. Ainsi, à partir de cette région, elle peut se répandre en Flandre ».

Déchiquetage

Vendredi, le comité de consultation se réunit pour faire le point sur le baromètre du coronavirus. Il y aurait une variante provinciale et nationale. C’est aux politiciens de choisir. Selon M. Molenberghs, il vaut mieux choisir une combinaison. « Vous pourriez, par exemple, homogénéiser les mesures actuelles pour le secteur de l’Horeca au niveau national, mais être plus strict au niveau local. La fermeture des cafés à Bruxelles en est déjà l’exemple. Mais dans le Limbourg, une telle chose n’est peut-être pas nécessaire pour le moment ».

Bien qu’une trop grande fragmentation ne soit pas non plus une bonne chose. « Deux ou trois paquets de mesures feront l’affaire. En Wallonie, par exemple, d’autres mesures complémentaires peuvent être choisies. Mais il faut bien sûr faire attention aux zones frontalières. Si les cafés en Wallonie ferment, la périphérie flamande risque de se remplir ».

[ndr : l’auteur oublie que la province d’Anvers a été longtemps en tête en  matière de coronavirus]

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