Le peuple flamand est celui qui est le plus tenu en laisse au monde

Jean-Marie Dedecker (LDD) – article publié sur le site du Knack le 25.9
Président du LDD et pousseur de liste sur la liste de la Chambre N-VA en 2019

L’opinion de Dedecker représente en général  le sentiment du nationaliste flamand moyen (R.W.F.)

Cette coalition Vivaldi est une cacophonie « issue de quatre idéologies et sept partis. C’est sans précédent ! », écrit Jean-Marie Dedecker à propos de la formation fédérale. Il s’agit d’un totem branlant de sept nains qui n’obtiennent la majorité qu’en se tenant sur les épaules les uns des autres.

Dans notre petit royaume, la tenue d’élections législatives n’est encore que de la pure thérapie occupationnelle et un gaspillage d’argent. Depuis le dernier scrutin du 26 mai 2019, nous sommes gouvernés par un gouvernement qui exerçait depuis 2014, avec un Premier ministre et sept ministres issus du MR, un parti wallon qui a perdu six sièges à l’époque et qui en compte aujourd’hui à peine 14 sur un total de 150. Un parti schtroumpf qui non seulement gère plus de la moitié des portefeuilles ministériels, mais qui a également été autorisé à fournir le président européen et notre seul commissaire européen. Ce n’est même pas de la boxe dans une catégorie supérieure à la vôtre, mais un coup d’État sublimé. Le CD&V et l’Open VLD ont été autorisés à dépanner cette junte MR avec trois ministres chacun, alors qu’en 2019, ils ont tous deux été réduits à 12 sièges dans la sphère politique. Le premier a dû céder six mandataires et l’autre deux. La semaine dernière, ils ont décidé de régner, colorés de rouge et de vert.

La rue de la Loi revisitée. Les baby-boomers satisfaits d’eux-mêmes genre Verhofstadt, Onkelinx et Vande Lanotte avec les Verts au début et ayant une aversion pour les cons ont creusé un déficit de sept pour cent de notre PIB en à peine huit ans, malgré le boom économique de l’époque. Le gouvernement violet-vert a transformé notre facture d’électricité en facture fiscale, a pillé le Trésor public par des opérations de vente et de location incroyablement coûteuses – dont 84 bâtiments gouvernementaux pour lesquels nous continuerons à payer la facture jusqu’en 2030 [ndr : on vend un immeuble de l’Etat pour le louer ensuite sur une longue période] -, a volé les fonds de pension des entreprises publiques et a ouvert un Fonds de vieillissement qui ne contenait que des deniers de Judas[ndr : interchangeables]. L’héritage du premier gouvernement violet-vert [ndr : arc-en-ciel] pèse encore très lourdement sur le budget à ce jour et oriente encore la charge fiscale actuelle, qui est pratiquement la plus élevée au monde. Vous devez réparer votre toit quand le soleil brille, mais le violet a même emporté les tuiles.

Leurs héritiers, voire les descendants de ces parrains politiques (De Croo, Lachaert, Coens, et même Rousseau…) se retrouvent à nouveau dans une coalition colorée de perdants qui sont éloignés de la volonté des électeurs. Des jeunistes avides de pouvoir qui n’ont même pas le droit d’épeler le mot démocratie, et encore moins de le prononcer. Le fait que les gens soient en colère les importe peu. Cela convient même au pouvoir, car la colère distrait. Le seul débouché du citoyen lambda est celui des élections, mais ces référendums sont anxieusement verrouillés par le pouvoir en place. Les présidents des partis sont assis sur les couvercles des urnes comme sur des moutons. Les opinions des citoyens sont jugées politiquement non correctes et leur comportement de vote est rendu suspect par le populisme, comme si les masses pouvaient déraper lors des élections.

En décrivant chaque fois le populisme comme un grand danger, l’élite politique masque essentiellement son propre échec. Elle se refuse elle-même et refuse la démocratie. En maintenant le cordon sanitaire, les votes de droite sont effacés à chaque urne et une majorité de deux tiers de Flamands est nécessaire [ndr : à cause de l’exclusion du Vlaams Belang] de sorte qu’à chaque fois, on nous sert de facto une politique de gauche au niveau fédéral. À partir du 1er octobre, nous devrons revenir à l’histoire sociale-démocrate de l’exaltation (?), avec un hymne de louange à l’Europe, les bienfaits de l’immigration, la condamnation morale du patriotisme et du nationalisme, le triomphe du politiquement correct, la honte de l’identité et les psaumes de la religion climatique.

Le nouvel accord-cadre est un leurre. Cette coalition Vivaldi est une cacophonie « issue de quatre idéologies et sept partis. C’est sans précédent ! », écrit Jean-Marie Dedecker à propos de la formation fédérale. Il s’agit d’un totem branlant de sept nains qui n’obtiennent la majorité qu’en se tenant sur les épaules les uns des autres. Nous luttons ensemble jusqu’à ce que le seuil électoral soit atteint. Ce programme de coalition n’est pas une vision cohérente d’un pays qui se porte mieux, mais un collage de cartes de vœux. Si nous continuons avec la note de formation qui a été divulguée la semaine dernière, tout le monde obtient ce qu’il demande, mais personne n’obtient ce qu’il veut. Les Verts sont si excités par le pouvoir qu’ils n’ont même pas pu imposer une certitude formelle à propos de leur fétiche : la fermeture des centrales nucléaires.

Ils se mettent déjà à genoux devant la promesse douteuse que « la dépendance de notre production d’énergie à l’égard de l’énergie nucléaire sera encore réduite ». En 1999, Verhofstadt leur a fait la même promesse et, en 2003, ils ont été complètement rayés de la carte par les électeurs pour leur intimidation et leur communisme misanthrope. Les promesses du lundi bleu sont aussi éphémères et aussi toxiques que Novichok [ndr : substance neurotoxique d’origine russe].
Le CD&V obtient deux faveurs. Le premier est un veto sur l’avortement, un dossier symbolique. Le second est un acte d’espoir pour la réforme de l’État. L’article 34 de la Constitution, qui n’a jamais été appliqué depuis 1993, serait ouvert à la révision en 2024. Qui croit encore ces gens ? De plus, ils sont en surnombre dans la coalition pour pouvoir allonger la limite de l’avortement.

Alexander De Croo sera le premier ministre. Cela permettra à Egbert Lachaert de payer sa dette d’honneur pour son soutien au poste de De Croo. Le prix pour avoir retourné son gilet idéologique [ndr : De Croo a appuyé la candidature de Lachaert à la présidence du VLD].
Les accents libéraux doivent être recherchés à l’aide d’une loupe dans la note de formation Vivaldi. C’est plutôt comme si on bloquait le pire. Les paresseux qui veulent dépenser des milliards sans nouvelles recettes et qui osent encore prétendre qu’ils vont présenter un budget équilibré sont des fanaux errants. […]

Bientôt, l’accord de coalition avec des scores staliniens sera approuvé lors des congrès des membres convoqués à la hâte au Vooruit pour le SP.A ou à l’Ancienne Belgique pour l’Open VLD. Il n’est pas nécessaire de prendre des mesures de Covid-19 sur place, car les masques sont déjà tombés et, avec quelques jobs de cabinettards, on ne remplit pas une salle. Avec les discours stratégiques de pouvoir des vétérans de l’émotion et les nouveaux coryphées, les votes négatifs seront étouffés, et avec les applaudissements serviles des électeurs clientélistes, l’accord de coalition de la Vivaldi sera ratifié.

Ce n’est pas le contenu du pseudo accord de coalition bancal qui prévaudra, mais l’intérêt personnel. Ces partis fragmentés ne sont plus préoccupés par l’intérêt général, mais par une stratégie de survie. Nos électeurs d’abord [ndr : jeu de mots avec le slogan du Belang : « notre peuple d’abord].

Je respecte toute coalition gouvernementale, de la chambre à condition qu’elle reflète la volonté de l’électeur. A l’exception d’Ecolo, six des sept partis Vivaldi ont reçu une raclée des électeurs, et ne représentent tout au plus qu’eux-mêmes. Le PS, le SP.A et le CD&V ont même obtenu le pire résultat électoral de leur histoire. Un déficit démocratique très élevé. Cette coalition de perdants ne s’accroche pas seulement avec du crachat et de la bave, mais crache au visage du peuple.
Le peuple flamand est celui qui est le plus tenu en laisse au monde. C’est une honte.

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