Francken : un gouvernement flamand N-VA-Belang est possible en cas de majorité

Extrait d’un entretien de Theo Francken au Zondag

Le confédéralisme est-il une condition sine qua non pour vous ?
Je reste convaincu que c’est nécessaire. Mais je ne vais pas négocier avec vous. Ce ne serait pas intelligent.

Quel est votre scénario idéal ?
C’est un gouvernement majoritaire dans les deux parties du pays. Nous sommes prêts pour un accord historique entre le nationalisme flamand et la social-démocratie. Ce sont les deux plus grandes familles politiques de ce pays. C’est ce que je défends. Un tel gouvernement aurait une légitimité dans n’importe quelle partie du pays. Cela sera nécessaire pour la relance. Ce gouvernement devrait former un accord majeur pour les dix prochaines années, avec une composante institutionnelle, socio-économique et, à mon avis, écologique.

Voyez-vous cela comme possible en termes de contenu ?
Bien sûr. Dans certains domaines, Paul Magnette ne pourra jamais me convaincre. Lorsqu’il parle de la fédéralisation des soins de santé, par exemple. Ou sur l’interdiction de licenciement pour les entreprises. Mais je vois aussi des possibilités. Nous voulons tous deux renforcer le pouvoir d’achat et augmenter les salaires les plus bas. Cela pourrait constituer une base. Son idée d’un crédit à la consommation est également intéressante. De nombreuses communes le font déjà.

La question n’est-elle pas de savoir qui va payer la facture de la crise corona ?
Nous sommes ouverts à tout débat, mais nous ne sommes pas favorables à de nouvelles taxes. Et pourquoi ? Parce que notre charge fiscale est déjà très élevée. Notre charge sur le capital est également parmi les plus élevées d’Europe. Nous sommes déjà les champions de la redistribution. Pourquoi pensez-vous que nous sommes si attirants pour les migrants (ndr : ils sont surtout attirés par l’Angleterre) ? Plus de gens au travail : je pense que c’est la meilleure formule. Il reste beaucoup de travail à faire, surtout à Bruxelles et en Wallonie. Une augmentation des salaires les plus bas peut stimuler cela. C’est aussi ce que dit Magnette.

Quand je vous entends comme ça, qu’attendez-vous ?
Nous n’attendons pas. Bart y travaille jour et nuit. Il se révèle être un véritable homme d’État. Il ferait un très bon premier ministre, d’ailleurs.

Et s’il ne le fait pas ? Vivaldi alors, avec les quatre familles politiques ?
Il faut que ça marche. Vivaldi n’est pas une option. Cette crise est inédite. Il serait très imprudent de former un gouvernement sans majorité flamande. Les Flamands cracheront dessus en masse en 2024 (ndr : prochaine échéance électorale).

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En attendant, le Vlaams Belang convaincrait un électeur sur quatre, selon un sondage de la VRT et du Standaard. Est-ce à cause du rôle de De Wever ?
C’est à cause des négociations. Nous prenons nos responsabilités. Nous essayons de sortir un accord historique de ce brasier. Cela pourrait nous coûter des voix, ou du moins tant que cela ne donne aucun résultat. De plus, beaucoup de gens sont en colère parce que le Belang ne fait pas partie du gouvernement flamand.

N’auriez-vous pas dû inclure ce parti ?
Si une élection donne un grand gagnant, celui-ci devrait être inclus dans un gouvernement, ou au moins être impliqué dans la vie politique. Cela n’a pas été possible, car aucun autre parti ne voulait d’une coalition avec le Belang. En même temps, et je tiens à le souligner, l’accord de coalition du gouvernement flamand tient compte du signal de l’électeur (ndr : du Belang). Plus que jamais. Jamais auparavant un accord de coalition n’avait été aussi marqué par le centre-droit (ndr : euphémisme à la flamande). Jamais auparavant l’identité flamande n’a été aussi centrale.

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Bogaert qui estime représenter 30 à 40% du CD&V est favorable à cette ouverture au Belang