Mascarade de masques

La N-VA demande l’ouverture d’une enquête sur l’exportation de masques buccaux de Belgique, dont De Tijd a fait état samedi. Le parti a exprimé cet avis dans un communiqué de presse.
Malgré les pénuries en Belgique, la Belgique a accordé 284 licences depuis le 15 mars pour exporter des masques buccaux, des lunettes de protection et d’autres équipements de protection vers des pays hors de l’UE. De nombreuses livraisons ont été effectuées à Monaco.
Cela signifie que depuis lors, six envois en moyenne de masques buccaux et autres équipements de protection ont été exportés de Belgique chaque jour. Depuis le 15 mars, il existe également une interdiction d’exportation d’ « équipements de protection individuelle » dans l’Union européenne. Ce n’est que si un État membre donne son consentement explicite qu’un tel transfert peut franchir la frontière européenne.
C’est pourquoi on ne doit pas être surpris que notre pays a acheté 3 millions de « filtres à café » : le fournisseur cherchait lui-même des masques buccaux sur Facebook.

Selon la porte-parole du Service public fédéral Economie, Chantal De Pauw, la plupart des licences (116) ont été délivrées sur la base d’ « obligations contractuelles et commerciales ». Pour le reste, 103 licences ont été délivrées dans le cadre de l’ « aide humanitaire », 56 pour des envois « intra-entreprise » et les neuf autres licences correspondaient à des « cadeaux ou envois à des proches » (sic). Aucun détail supplémentaire sur ces 284 envois, comme par exemple les quantités livrées, les entreprises qui étaient encore autorisées à exporter et les pays vers lesquels elles partaient, n’a été donné.

« Cela doit absolument faire l’objet d’une enquête », répond la députée de la N-VA Kathleen Depoorter dans un communiqué de presse. « S’il est vrai que notre pays a exporté des masques buccaux en mars et avril, alors on a vraiment joué avec la vie des gens. Le peuple et le Parlement ont droit à une transparence et une clarté absolues dans cette saga ».
« Après une perte énorme de temps en sous-estimant la crise, une saga de mauvaises commandes et des fournisseurs douteux, la destruction (2017) et le non-renouvellement des stocks stratégiques par l’Etat belge, ce serait une nouvelle débâcle dans la gestion de cette crise. À une époque où nos prestataires de soins de santé étaient sans protection en première ligne et où les commandes pour notre pays étaient même arrêtées à la frontière d’autres États membres européens, le fait de continuer à autoriser l’exportation d’équipements de protection médicale montre soit une grande naïveté, soit un manque de responsabilité ».

Selon De Tijd, de nombreuses livraisons sont allées à Monaco. Cependant, le gouvernement monégasque a déclaré que les masques buccaux livrés de Belgique n’étaient pas la propriété de l’État belge.
« La Principauté de Monaco est cliente de l’aéroport de Liège. Les commandes monégasques étaient passées par Liège en provenance de Chine, ni plus ni moins », répond Frédéric Cauderlier [le roi de l’autorecyclage], porte-parole du gouvernement princier de Monaco et ancien porte-parole de Charles Michel.
« D’autres commandes sont passées par l’aéroport de Bruxelles, Amsterdam, Luxembourg, Paris, Milan, etc. Ces masques ne sont jamais venus de Belgique », ajoute M. Cauderlier.
Monaco avait commandé ses masques lui-même et les avait achetés en Chine. « Ceux qui ont transité par Liège ne sont restés que quelques heures sur l’asphalte avant d’être transportés par la route », note Frédéric Cauderlier.

Sacré Cauderlier dont la devise est : « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout s’arrange. »

La réaction tardive de la Ministre (ce n’est pas la police qui véfifiera ses dires)

Source : HLN

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