Visites aux maisons de retraite : boycott des responsables, report de Wouter Beke

Article de Werner Rommers, Mathias Vanderaspoilden et Pieter Lesaffer publié sur le site du Nieuwsblad ce jour.

« Stupeur », « incompréhensible », « chaos total » : il ne reste presque plus de mots pour fustiger le Conseil de sécurité nationale.

La réunion tant attendue du Conseil national de sécurité sur l’assouplissement des mesures liées au coronavirus semble avoir créé une désillusion et une ambiguïté, surtout parmi les commissions scolaires mais aussi parmi les entreprises. Les maisons de retraite et autres réagissent même « ahuries » à l’annonce du gouvernement selon lequel de nouvelles visites devraient être autorisées. Ils boycotteront une décision « incompréhensible ».

Le fait que la plupart des mesures concernant le coronavirus s’appliquent pendant deux semaines supplémentaires est une chose que tout le monde avait vu venir. Cependant, beaucoup avaient espéré que le Conseil de sécurité nationale donnerait également une première indication claire mercredi après-midi sur le moment et la manière dont le lent déconfinement se ferait.

L’assouplissement des mesures strictes n’est guère clair. On peut donc douter de la date à laquelle les écoles rouvriront leurs portes. Le monde des affaires se plaint également du manque de clarté persistant. « À l’exception de quelques ajustements (les jardineries et les magasins de bricolage rouvriront, ndlr), tout restera inchangé pendant encore au moins deux semaines », déclare le Voka (patronat flamand) avec déception. « D’autre part, il faut une perspective et un plan. De plus en plus d’entreprises veulent se relancer, veulent éviter que leur personnel ne passe du chômage temporaire au chômage permanent », déclare le directeur général Hans Maertens.

Pas de Werchter, mais qu’en est-il des fêtes de quartier ?

Outre l’annulation définitive de grands événements internationaux de masse tels que Rock Werchter ou Tomorrowland, il n’est pas non plus certain qu’il faille tracer une ligne de démarcation entre les festivals locaux ou les fêtes de quartier cet été. « Nous nous reverrons la semaine prochaine », déclare le ministre de l’intérieur Pieter De Crem (CD&V).

Mais le plus surprenant a été la décision concernant les centres de soins résidentiels, selon les virologistes les « tranchées de cette crise du coronavirus » maintenant que plusieurs centaines de résidents s’avèrent être infectés par le virus.

Parce qu’après que les centres de soins résidentiels ont de leur propre initiative catégoriquement interdit toutes visites il y a 4 semaines – dans une tentative de garder le virus à l’extérieur – le Conseil national de sécurité a décidé mercredi d’autoriser l’une ou l’autre visite. Certes, dans des conditions très strictes. « Nous devons éviter que les gens meurent de solitude. » nous dit le Conseil national de sécurité.

Mais le Premier ministre Sophie Wilmès (MR) avait à peine expliqué la décision que tout le secteur s’opposait à ce changement dans les termes les plus forts possibles. « Cela conduira au chaos total dans les centres de soins résidentiels. Il n’y a pas assez de matériel de protection pour cela, cela crée une pression de travail supplémentaire alors que nous avons déjà des pénuries de personnel et cela menace de provoquer davantage d’infections par des coronavirus » [ndr : venus principalement de l’extérieur] » a conclu M. Vlozo, représentant les directeurs des maisons de retraite privées.

Une protestation féroce

Zorgnet-Icuro a également réagi furieusement, également au fait que personne au sein du gouvernement n’avait demandé l’avis des centres de soins résidentiels. « Ouvrir les portes maintenant signifie ouvrir les portes au virus, à plus d’infections et à plus de personnes âgées vulnérables qui vont en mourir ». [ndr : rappelons ici que plusieurs maisons de retraite n’ont aucun cas de coronavirus parce qu’elles se sont auto-confinées dès le début de la crise.]

Les deux organisations faîtières vont boycotter la décision du Conseil national de sécurité, soutenu par l’Association des villes et communes flamandes (VVSG). Ils demandent à toutes les maisons de repos de « ne pas autoriser les visiteurs » dans l’intérêt des résidents.

La protestation exceptionnellement féroce [surtout du côté flamand] a porté ses fruits. Le ministre flamand du bien-être social, Wouter Beke (CD&V) – qui a déjà dû essuyer de vives critiques de la part du secteur des maisons de retraite au cours des dernières semaines – demande que la décision soit reportée. « Il faut d’abord bien se préparer », dit Beke.

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Source :  Het Nieuwsblad