Mar 23 2020

Qui n’est pas malade du coronavirus l’est de cette politique

Article de Jean-Marie Dedecker,  président de la LDD et député indépendant proche de la N-VA.
Site du Knack du 23 mars 2020 (il s’agit d’une version légèrement modifiée par la suite)

Nous partons en guerre contre la plus grande crise de ce siècle avec un gouvernement lilliputien non démocratique. Nous devons prévenir les dommages économiques massifs et les réparer avec un gouvernement d’adeptes de l’impôt rouge et d’amoureux de la dette verte.

Le gouvernement Wimès II a gagné la confiance du parlement sur la base d’une mini-déclaration gouvernementale. Une chambre décapitée parce que mise en quarantaine, représentée par une poignée de chefs de groupe, a dû donner son accord à une déclaration du gouvernement de format haïku. Mais les limites de ses pouvoirs sont si vaguement définies que rien ne s’oppose à leur extension infinie. Derrière le masque du coronavirus se cache une stratégie politique wallonne de soumission flamande et d’autarcie régionale. La Flandre et ses députés ont été escroqués, tandis que la démocratie sert de paillasson aux politiciens wallons au pouvoir qui laissent la haine prendre le pas sur les principes démocratiques de base.

Le président de la chambre, Patrick Dewael (Open Vld), est l’architecte rusé de cette constellation anti-flamande. En nommant Wilmès comme formatrice et en prêtant serment comme première ministre auprès du roi, cette équipe peut rester en place jusqu’en 2024. Seul un vote de méfiance peut les renvoyer chez eux.
Il ne s’agit pourtant pas d’un gouvernement à part entière. C’est un gouvernement minoritaire composé du MR, de l’Open Vld et du CD&V avec le soutien du PS, du SP.A, d’Ecolo, de Groen, de Défi et du CDH, dirigé par les véritables marionnettistes Bouchez et Magnette. Mais leur soutien à Wilmès II se limite soi-disant à des mesures relatives au coronavirus, qui ont été immédiatement converties en pouvoirs spéciaux, de sorte qu’en réalité cette limitation à des mesures sanitaires ne représentent plus rien. Dans quelques mois, certaines poupées MR du gouvernement seront remplacées par des membres des partis partenaires qui les soutiennent de l’extérieur. Si les masques tombent, Vivaldi ne jouera pas ses « Quatre Saisons », mais son « Gloria ». Les politiciens flamands pourront alors fredonner la « Muette de Portici » jusqu’à la fin de la législature, soit durant quatre ans.

Si l’on en croit les sondages de la semaine dernière (HLN/VTM), les deux partis nationalistes flamands, le VB et la N-VA, obtiennent ensemble la majorité absolue. Tous les autres atteignent à peine le double du seuil électoral avec à peine 10 %. La politique ne pourrait guère être plus cynique. Si on ne se lasse pas du coronavirus, on se lasse de cette politique. Je vais me mettre en quarantaine.

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Notre conclusion : après le coronavirus, le conflit communautaire reprendra de plus belle, contrairement à ce que pense l’éditorialiste naïf de La Libre, Francis Van de Woestyne.