Jan 29 2020

Les Flamands ne veulent pas payer les « feestjes » rouges wallonnes

Voici un large extrait d’un éditorial d’Alain Mouton publié sur le site du Trends, le très sérieux périodique flamand porté sur l’analyse de l’économie nationale et internationale.

[…] Le parti de Bart De Wever voudrait réaliser le confédéralisme en 2024, et déjà régionaliser la justice et les soins de santé. Dans le cadre de la politique du marché du travail, les allocations de chômage seraient limitées dans le temps (deux ans), la dégressivité serait renforcée, les prestations seraient versées par des institutions privées et il y aurait davantage d’emplois flexibles. 5 milliards d’euros devraient être économisés dans le domaine des soins de santé. La sortie du nucléaire est remise en question. La SNCB doit être divisée. Et enfin, les pensions seraient portées à 1500 euros bruts au lieu des 1500 euros nets demandés par le PS.

Cela va totalement à l’encontre du contenu du Mémorandum Magnette de l’année dernière, qui pour le PS est toujours une base de négociation pour former un gouvernement : une pension minimale nette de 1500 euros, l’individualisation des prestations sociales, des dépenses plus élevées pour les soins de santé, un statu quo de la politique du marché du travail,…

Paul Magnette espère maintenant que les autres partis flamands, dont l’Open Vld et le CD&V, vont passer à un gouvernement sans la N-VA. Cependant, le PS ne semble pas se rendre compte que les partis flamands – à l’exception de Groen et du sp.a – n’ont pas envie de financer un parti wallon de gauche avec des milliards de dépenses supplémentaires (ndr : sur le dos des Flamands). Tant à l’Open Vld (pas celui de Gwendolyn Rutten, qui a entre-temps démissionné de facto) qu’au CD&V, ils savent que cette politique de gauche signifierait un harakiri électoral en 2024.

Les socialistes francophones espèrent toujours une sorte de raison d’État qui habiterait les libéraux et les démocrates chrétiens flamands. Bien qu’il reste à savoir combien le PS pourrait réaliser de son programme dans un tel gouvernement sans la N-VA. Les socialistes francophones ne devraient-ils pas alors payer un prix très élevé en étant obligés d’accepter une politique centriste ou un statu quo ?

Du côté francophone, il semble difficile de comprendre que la majorité des Flamands souhaitent participer à un banquet fédéral. Mais selon les recettes flamandes : une politique de plein emploi, un contrôle de la pression fiscale, une diminution des dépenses publiques ou une croissance limitée, le maintien de la compétitivité des entreprises et un climat d’investissement favorable.

C’est une preuve de bon sens économique de la part des Flamands, mais le PS – tout comme Ecolo d’ailleurs – semble vivre dans un monde parallèle. Au siège du Boulevard de l’Empereur, les gens regardent naturellement avec une grande inquiétude ce qui se passe en France : là, le PS a été anéanti et le parti atteint à peine 5 % dans les sondages. Un scénario que Magnette veut éviter à tout prix (ndr : d’où son programme très social).

Cependant, les socialistes auraient admis lors des discussions avec la N-VA que le chemin vers le confédéralisme pourrait reprendre en 2024.
Si c’est vrai, il est grand temps qu’Elio Di Rupo et Paul Magnette le disent à leurs électeurs. Ils pourraient profiter de cinq années supplémentaires de la grande machine de redistribution fiscale et parafiscale qu’est la Belgique. Mais en 2024, ils devront payer eux-mêmes leurs soirées entre amis (« feestjes ») rouges wallons.

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