Août 03 2019

La famille des deux jambons : saxe et cobourg

En 2017, changement de taille pour les membres de la famille royale belge. Ils s’appellent à nouveau Saxe-Cobourg, leur ancien titre allemand, qu’ils pourront ainsi transmettre aux descendants, qui ne peuvent plus, eux, désormais être appelés « de Belgique » (ndr : ce sont les petites idioties du régime monarchique belge).

Il est vrai que la famille de Cobourg est une famille allemande. Autour de la Grande Guerre, il était déjà inconcevable d’avoir un nom allemand alors qu’on se battait contre l’Allemagne.
En 1921, celui que l’on surnommait le Roi Chevalier
renonce à l’étiquette Saxe-Cobourg, à connotation allemande. Il ne sera plus associé à sa succession, jusqu’à aujourd’hui. Mais à la lecture du carnet mondain 2017, toute la descendance du roi Albert Ier a récupéré le titre, à l’exception des enfants de la princesse Astrid, qui prennent le nom de leur père, l’archiduc d’Autriche-Este. Ah, toujours cet amour pour Germania !
Désormais, seule la princesse Elisabeth pourra transmettre le titre à son premier enfant, l’alternative pour les autres petits enfants du roi Philippe et du prince Laurent sera de s’appeler Saxe-Cobourg.

La monarchie belge avance à petits pas dans la revendication de ses origines germaniques.
Aujourd’hui, on apprend que le blason des armoiries du roi Philippe représente à nouveau l’emblème de la Saxe dont l’intrigant Léopold 1er était originaire. Les armoiries du roi des Belges n’avaient plus bougé depuis 119 ans. Philippe en a profité pour y ajouter la version allemande de la devise belge « L’union fait la force », ce qui est plutôt risible vu la situation actuelle . C’est pour insister sur les origines allemandes de la monarchie belge, ces chers Allemands qui sont nos bienfaiteurs historiques. Nous, nous pensions qu’il rendait hommage à la communauté germanophone que l’État belge a annexée en 1919…

Et dire que Léopold 1er n’avait aucun intérêt pour la Belgique indépendante de 1830. Les négociations avec la Grèce étaient très avancées avant notre révolution poussée par les Français.
Et dire que le gouvernement provisoire belge avait choisi le duc de Nemours, fils cadet de Louis-Philippe, pour monter sur le trône de Belgique. Mais le timoré Louis-Philippe craignait une guerre avec l’Angleterre dans ce cas de figure… Ce qui n’empêcha pas le duc de Nemours de libérer le port d’Anvers aux dépens des Pays-Bas. Voilà un vrai héros !