Avr 25 2019

Bart ou le sentiment de la Flandre profonde

Je crains qu’un « front populaire » wallon n’offre la première place à Kristof Calvo (Groen).

C’est ce que le président de la N-VA Bart De Wever a répondu au dernier sondage politique. Il a bien noté une très large majorité « rouge-vert » en Wallonie. De Wever met en garde contre une attaque vis-à-vis de la classe moyenne flamande lorsque le rouge et le vert arriveront au pouvoir. Ce serait le cauchemar total pour la Flandre.
Les partis de gauche francophones représenteraient ensemble plus de 60% selon le sondage. Bart De Wever craint le pire s’ils peuvent réaliser leur ambition de gouverner. « Mon spectre, c’est Calvo (Groen) à la rue de la Loi, puis un tsunami fiscal, des frontières ouvertes et un désastre économique. Dans ce cas, un cauchemar total menace de s’abattre sur nous (ndr : la Flandre) », prévient De Wever qui espère endiguer ce type de gouvernement de gauche

L’ambition de De Wever est que la N-VA atteigne au moins 30% le 26 mai. « Si nous atteignons ces 30 %, nous serons en mesure d’arrêter un gouvernement fédéral très à gauche. Les électeurs doivent se rendre compte qu’un vote en faveur d’un parti extrémiste est un vote perdu et ne fait qu’augmenter les chances de Kristof Calvo comme Premier ministre.

Ce sera la Flandre qui paiera la facture

Seule une N-VA forte peut empêcher le basculement de la reprise économique qui a pris cours ces dernières années en Flandre. « Si la Wallonie opte pour une mauvaise gestion d’extrême gauche, cela ne me pose aucun problème. Ce qui me pose problème, c’est que cette facture sera renvoyée en Flandre et qu’il y aura une attaque majeure contre la classe moyenne flamande. »
On aurait presque envie de dire : voter à gauche du PS en mai, c’est accélérer la fin de l’État belge.

Site : N-VA