Jan 13 2019

Les Sellekes : de Hoegaarden à Kinshasa !

Le dictateur Joseph Kabila avait exigé des candidats à la présidentielle de la RDC d’être en possession d’un diplôme d’un niveau supérieur alors que lui-même n’a quasi pas fait d’études.
Il s’agissait d’une exigence bien pensée puisque durant la période de dépouillement électoral La Libre a opportunément sorti une information exclusive prouvant que le diplôme de Félix Tshisekedi était un faux. Cette révélation met évidemment en difficulté le vainqueur plus que douteux des élections du 30 décembre dernier.
Tshisededi sera, si son élection est confirmée, un « Président protocolaire », qui « régnera mais ne gouvernera pas », « sans réel pouvoir » et « vulnérable » aux manœuvres du camp de Joseph Kabila.
Ce dernier se verrait bien dans la peau du président du Sénat, soit le deuxième personnage politique de la RDC. Par ce subterfuge, il redeviendrait, compte tenu de la position affaiblie de son concurrent fantoche, le véritable leader du pays.
Il faut rappeler ici que le duo Kabila-Tshisekedi est particulièrement soutenu par le clan Michel, celui de notre premier ministre en affaires mourantes, et de son père Louis, surnommé « Big Loulou » par les Congolais.
Dans ce contexte, il faut savoir que les Michel sont fort liés à l’homme d’affaires Georges Forrest qui exploite, c’est le cas de le dire, les richesses du nord du Congo. Ainsi, on ne sera guère étonné d’apprendre que trois de ses sociétés ont leur siège établi à Wavre, le fief de Charles Michel !
Une chose est sûre : Kabila (c’est presque un homonyme de Kubla dont le procès se déroulera en 2031) et Forrest sont des amis indéfectibles de la tribu Michel. Nous disons « tribu » parce que le frère de Charles est président du Conseil provincial du Brabant wallon et que son ancienne compagne Annick Noël est directrice générale à l’administration de la province du Brabant wallon depuis 1995… Le Vif du 23 janvier 2016 parlait même d’un Brabant wallon à la botte du clan Michel.
Une bien belle carrière pour les Sellekes ! C’est le surnom qui leur était donné à Hoegaarden, leur commune d’origine.

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