Août 06 2018

Maingain, le dernier des belgicains

Alexandre De Croo (Open VLD), qui ne doit sa carrière politique qu’à son père Herman, potentat local et clientéliste renommé, a relancé l’idée d’une refédéralisation de certains secteurs régionalisés ou communautarisés après les diverses réformes de l’État.
Il n’en fallait pas plus pour que certains ânes du MR et du CDH accourent à l’abreuvoir. Ils demandent en chœur de refédéraliser en priorité la sécurité routière, la mobilité et le secteur des soins de santé (sans compter la création d’une circonscription fédérale, ce Léviathan dont quasi personne ne veut en Flandre tant elle rappelle la Belgique francophone de papa).
C’est une pure illusion dans la mesure où la grande majorité des représentants flamands souhaite in fine : un Etat belge à quatre régions privées de solidarité financière entre elles, la confiscation à son profit des derniers postes régaliens fédéraux (justice, défense, intérieur, affaires étrangères, fiscalité) et, cerise sur le gâteau périmé, une mainmise sur Bruxelles.
Remarquons par ailleurs les sorties maladroites de MM. Crucke (MR) et Maingain (DEFI). M. Crucke signe des deux mains pour accorder le statut de région à part entière à la communauté germanophone. Celle-ci serait donc détachée de la Wallonie alors que des sondages montrent qu’il n’y a pas de majorité germanophone pour envisager cette option. D’autre part, M. Maingain, qui n’a du coq wallon que l’aspect girouette, prend une fois de plus la posture du dernier des belgicains avec des vagissements de vieux crocodile :
« Le bal de l’hypocrisie  continue. La 6e réforme de l’Etat allait être si bénéfique aux citoyens qu’ils disaient, tous ceux qui ont fait basculer la Belgique vers le néant du confédéralisme (ndr : Maingain feint de confondre la situation actuelle avec les étapes suivantes). Et aujourd’hui, le MR permet à la N-VA de vider ce qui reste de l’Etat belge. »
Comme de coutume, le fransquillon Maingain ne parvient à situer la France sur une carte Michelin que pendant ses vacances.
Quelque part du côté d’Alésia…