Mai 08 2018

Le 8 mai doit redevenir un jour férié et de mémoire

Les statistiques de l’Union européenne montrent que les Français bénéficient de 36 jours de congé alors que les Belges n’en comptent que 30. Ce qui fait une différence substantielle de… 6 jours.

La suppression du 8 mai, appelé « Fête de la Victoire » en France, par un gouvernement Martens, pour des raisons purement économiques, est particulièrement révoltante.
Certes, seuls les établissements scolaires et les administrations publiques y avaient droit. Mais en ce temps, c’était un jour de mémoire encadré de nombreux discours, jusque dans les écoles (en général, la veille du 8 mai).

Le 8 mai nous paraît d’autant plus important à  célébrer qu’il s’agit de la victoire des démocraties sur le nazisme. Surtout en cette période où les résurgences d’extrême droite, plus ou moins revendiquées, se mutiplient en Europe.

Supprimé à plusieurs reprises en France afin de ne pas assombrir les relations avec le puissant voisin allemand, le 8 mai a été réinstauré comme jour férié par François Mitterand en 1981.

Selon la presse belge, le 8 mai n’aurait pas de lien direct avec les événements qui se sont déroulés en Belgique (sic). Puisque le pays a été libéré plus tôt, à la fin de la bataille des Ardennes (hiver 1944-45).
Belle reconnaissance envers ces alliés, dont la Brigade Piron et de nombreux Belges dans la Légion étrangère et la Royal Air Force, qui ont continué à se battre jusqu’au cœur de l’Allemagne nazie !

Le 8 mai doit redevenir un jour férié et de mémoire.