Jan 27 2018

Après l’armée, notre monnaie aux Pays-Bas !

La frappe de la monnaie et les droits d’exploitation relatifs à la production d’euros belges viennent d’être attribués à la « Koninklijke Nederlandse Munt », la Monnaie royale néerlandaise, qui appartient elle-même au groupe Heylen, basé à Herentals (Flandre).
« Ces dernières années, la Monnaie royale, qui frappe également des pièces de collection, était pourtant rentable », c’est ce que disait voici peu un porte-parole de ce service qui dépend du Ministre des Finances N-VA Johan Vanovertveldt. « La fermeture est difficile à comprendre. Nous allons certainement mener des actions et essayer de convaincre le gouvernement de revenir sur sa décision. » Peine perdue ou résignation habituelle, comme on le constate.
Parallèlement à la saga belgo-néerlandaise, après 6 ans de travaux, la Monnaie de Paris a plus que jamais bon pied bon œil. Elle vient d’inaugurer son nouveau musée qui retrace l’histoire de la monnaie du royaume de France jusqu’à l’avènement de la République : de l’extraction du métal à la frappe, du marteau à la presse mécanique, des monnaies antiques à l’euro. Le visiteur pourra y découvrir les ateliers de fabrication de pièces en or et en argent. Inutile de préciser que les pièces de collection de la Monnaie de Paris représentent à elles seules un patrimoine exceptionnel.
Nous l’avons dit à maintes reprises : les élites flamandes (il n’y a qu’elles qui feront l’Histoire) ont pour projet réaliste, nous semble-t-il, de reformer les Grands Pays-Bas d’avant 1830. Dans cette perspective, la Wallonie deviendrait une minorité francophone encore plus négligeable dans un vaste ensemble néerlandophone appelé BENELUX.
A ce sujet, il est particulièrement navrant de voir le Liégeois Didier Reynders collaborer activement à ce projet néo-orangiste. Un comble pour un homme qui a été formé par Jean Gol et, dans une moindre mesure, par François Perin ! Il est vrai que tout récemment Didier Reynders, ce Talleyrand au petit pied, a revu son copain Bart De Wever chez Bruneau à Ganshoren. Ils ont dû évoquer cet « émouvant » projet entre la poire (limbourgeoise) et le fromage (de Hollande)…
En résumé, pour la Wallonie, l’heure du choix va bientôt sonner : le cul-de-sac des Grands Pays-Bas ou bien l’union avec la France dont elle partage la langue et la culture, ainsi que des intérêts géostratégiques et économiques.
Si d’aucuns estiment, bien à tort, que la Wallonie serait la cinquième roue du carrosse de la République en cas de réunion à la France, d’autres pensent qu’elle deviendrait la roue voilée de la carriole des Grands Pays-Bas.