Nov 12 2017

L’Etat belge, plaque tournante des plaques tournantes

L’État belge, représenté par Jan Jambon, a supprimé la cellule Art et Antiquité de la police fédérale. Conséquence immédiate : le taux d’élucidation des vols d’œuvre d’art avoisine le néant. Il faut savoir que ce type de délinquance est liée à la criminalité et au… terrorisme dont il alimente les fonds.

D’après un rapport d’Interpol, le commerce illicite d’œuvres d’art bénéficie de la demande existant sur le marché de l’art, de l’ouverture des frontières, du développement des transports et de l’instabilité politique de certains pays. Parmi ces derniers, nous n’hésiterons pas à citer l’État belge flamandisé qui étrangle financièrement les domaines régaliens qui relèvent (encore) du fédéral :

– l’armée dont le budget se situe largement sous la norme fixée par l’OTAN ;
– la Justice touchée par un manque d’effectifs scandaleux, principalement à Bruxelles et en Wallonie, ce qui entraîne des longueurs de procédures incompatibles avec un Etat de droit ;
– l’Intérieur où, dernièrement, on apprenait que certains policiers devaient s’entraîner avec 10 cartouches au lieu des 30 prévues (un exemple tout récent parmi d’innombrables).

Ajoutons-y les Finances en sous-effectif endémique et dont le parc informatique est trop souvent obsolète
Mais peut-il y avoir une justice, une police et une défense dignes de ce nom dans un pays composé de tranches de lasagne, écartelé entre deux visions opposées du rôle de l’État, celle de la Flandre et celle des francophones ? Notre réponse est clairement non !

S’il ne fallait reconnaître qu’un bienfait à la centralisation de l’État français, ce serait le fait de pouvoir assurer pleinement ses fonctions régaliennes sur tout le territoire (et même au-delà) au bénéfice de l’ensemble des citoyens.

Pour mémoire, l’État belge, inconsistant au niveau des contrôles et des mesures répressives, est la plaque tournante internationale dans les domaines suivants (liste non exhaustive) :

– les œuvres d’art volées
– le djihadisme
– les drogues en tous genres
– les armes illégales
– les faux diplômes
– les faux certificats de vaccination pour animaux domestiques
– le trafic d’ivoire
– la fausse monnaie chinoise et autres
– le trafic des êtres humains
– le trafic d’hormones liésau dopage sportif
– le négationnisme de tous poils
– l’exportation illégale de bois (ex. forêts d’Amazonie)
– le trafic international des espèces protégées (plantes et animaux)

Illustration : œuvre de Manet signalée par Interpol