Mai 27 2015

L’affaire Dutroux : personne ne croit à la version officielle de l’Etat belge

Trois quarts des Belges estiment que les enfants ne sont pas plus en sécurité aujourd’hui qu’il y a vingt ans, lors de l’affaire Dutroux, et 80% pensent qu’on ne connaît pas toute la vérité sur ce dossier, ressort-il d’un sondage Ipsos Public Affaires relayé par Le Soir Magazine de ce mercredi.

La première question portait sur l’enquête menée dès 1995 et le jugement aux Assises en 2004. Il apparaît que huit Belges sur dix, principalement les femmes (87%), pensent que toute la lumière n’a pas été faite sur ce dossier. Par ailleurs, les sondés de la tranche d’âge des 35-54 ans (soit la génération des 15-35 ans de l’époque) sont nombreux (84%) à penser qu’on ne connaît pas toute la vérité.

Un observateur objectif réduirait l’affaire Dutroux à ceci :

– un ou des commanditaires

– un rabatteur (le cerveau)

– des exécutants sur le terrain

– des clients (notables) prêts à payer cher la « prestation »

– des complicités et protections au sein de la gendarmerie et autres, une enquête manipulée du début à la fin

– la mafia et la pègre bruxello-carolo articulée autour de trafics d’armes, de voitures et d’êtres humains,

Question : pourquoi l’État belge n’a-t-il jamais analysé les vidéos de Dutroux et les milliers de cheveux retrouvés dans la cave-prison de Julie et Mélissa ?

En France, les hommes d’un village entier avaient été soumis à cet examen dans le cadre d’une disparition d’enfant. C’est encore le cas aujourd’hui.

Source : L’Avenir

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