Mai 02 2014

Avec la France, davantage de moyens pour notre sécurité : armée, pompiers, forces de police…

« Sûreté de l’État : la grande déglingue. » Ce n’est pas nous qui l’affirmons, mais bien le quotidien bruxellois Le Soir. Matériel obsolète, politisation du personnel (on s’en doutait un peu !), nombre d’agents insuffisant (il manquerait plus de 200 personnes), promotions bloquées, etc.
Le syndicat du personnel de la Sûreté de l’Etat Sypol-VSE ajoute : « Comment aurions-nous pu contrer la NSA américaine, alors que depuis deux ans, nous n’avons même plus de centrale téléphonique en ordre de marche. » C’est ainsi que de jeunes agents de la Sûreté sont dépourvus de ligne fixe !
Un aveuglement du pouvoir politique qui se refuse à fixer ses priorités, toujours selon Le Soir.
Pour preuve du désintérêt total de nos élus pour la Sûreté nationale : le comité ministériel du renseignement ne s’est plus réuni depuis deux ans !
Il faut dire que la Sûreté de l’État manquerait elle-même de gestionnaires et de vision stratégique !
Cette situation de disette est d’autant plus inquiétante que l’Etat belge sert probablement de base logistique et de retrait à de nombreux jihadistes de tous poils. Sans compter tous ceux qui sont partis combattre en Syrie… Et les 253 bandes criminelles qui sévissent en Belgique, le tout en relative impunité. Mais aussi que Bruxelles accueille le siège de l’OTAN et de l’Union européenne.
C’est peut-être dû à l’impuissance ou la passivité, faute de moyens, de la Sûreté de l’État qu’il n’y a jamais eu d’attentat important sur notre sol. Doit-on s’en réjouir ? Absolument pas.

Une chance dans notre malheur, la plupart des informations sensibles en matière de terrorisme et de criminalité organisée qui sont destinées à la Belgique proviennent des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, du Maroc et d’Israël.
Bah, si les autres font le sale boulot pour nous, pourquoi donc s’inquiéter de la déglingue de la Sûreté de l’État ?

Source : Le Soir du 2 mai 2014