Mar 23 2014

La réforme fiscale du R.W.F. : la progressivité à la française !

Progressivité de l’impôt : une comparaison France/Belgique (chiffres 2012)
La France, comme la Belgique impose ses citoyens selon un barème progressif par tranche : plus vous gagnez d’argent, plus le taux d’imposition de votre dernier euro de salaire augmente.
Mais à l’inverse de la Belgique, la France a instauré une réelle progressivité. Les « tranches » de revenus sont plus larges : en clair, vous devez gagner vraiment plus d’argent pour être imposé plus lourdement. De plus, le taux maximal français est nettement moins élevé que le taux belge: 41%, au lieu de 50% en Belgique. Conséquence de la « largeur » des tranches, ce taux maximum s’applique en France à partir de 72 317 euros, alors qu’en Belgique il est d’application dès 34 330 euros.

Quelques exemples :
Pour un revenu imposable de 30 000 € par an, l’impôt en France est de 3 316,61 €. En Belgique, il est de 9 437,00 €, en tenant compte du fait que les premiers 5 430 € de revenus sont exonérés d’impôts. Autrement dit, près du triple de l’impôt français.
Pour un revenu imposable de 50 000 € par an, l’impôt en France est de 9 316,61 €. En Belgique, il est de 19 235,50 €, toujours en tenant compte du fait que les premiers 5 430 € de revenus sont exonérés d’impôts. Autrement dit, près du double.
La différence entre un vrai barème progressif à la française et une fausse progressivité à la belge ?
La majorité de la population belge se trouve de facto dans les tranches de revenus les plus élevées.

Note : le gouvernement Ayrault a créé une tranche à 45% pour les revenus excédant 150 000 € par part et les montants belges par tranche d’imposition ont été légèrement relevés en 2012.
Seuls les très riches trouveront que l’Etat belge est un paradis fiscal : les multipropriétaires, les bénéficiaires de revenus de la spéculation (dividendes et plus-values) et bien entendu les multimillionnaires français !
Pour l’anecdote qui n’en est pas une : un impôt sur la fortune en Belgique ferait rentrer chez eux de nombreux chipoteurs ou magnats français.
Pour conclure : plusieurs partis francophones, le MR, le PS et le PTB avec leur proposition d’impôt sur les très grandes fortunes ou de taux zéro, ne font que suivre le système français.

Photo : Didier Reynders, l’homme des intérêts notionnels

La Wallonie avec la France ? 33 propositions concrètes du R.W.F. (pdf)

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