Fév 23 2014

Avec la France, une politique sportive de haut niveau pour les Wallons !

Les Jeux olympiques d’Hiver 2014 viennent de se clôturer à Sotchi. Les dirigeants belges sont très contents : « Objectif atteint : pas de médaille ! »
Relevons le fait qu’il n’y avait que des compétiteurs flamands et aucun Wallon à Sotchi.
D’après l’inénarrable Ministre wallon des Sports, André Antoine (CDH), la configuration de la Wallonie ne s’y prêterait pas ! C’est à se demander comment nos voisins néerlandais s’y prennent pour récolter une moisson de médailles…

La Wallonie ne manque pourtant pas de talents sportifs, c’est entendu. Mais force est de constater que nos athlètes n’atteignent plus que rarement les plus hautes marches du podium. Cette situation inquiétante est imputable à l’absence de politique ambitieuse et cohérente de la Région wallonne en matière de sport de haut niveau.
Les moyens financiers font également cruellement défaut.
En février 2008, le ministre du Budget de la Région wallonne et de la Communauté française, Michel Daerden, avait bien annoncé son intention d’investir, sur le modèle français, 80 millions d’euros dans des centres sportifs de haut niveau et pour le grand public à Namur, Mons, Liège et Bruxelles.
On s’était rapidement retrouvé dans l’habituel saupoudrage des subsides entre les différentes villes wallonnes :
« Il y a quatre centres de base à qui je vais donner plus de moyens : Namur, Bruxelles, Liège et Mons. On va y changer les infrastructures et je vais lancer un appel d’offre international pour l’architecture de ces centres »
Namur devait développer l’athlétisme, Mons le tennis, Bruxelles le hockey et Liège les sports de balle !
Depuis, le Ministre André Antoine se focalise sur le centre sportif de haut niveau qui devrait se situer à Louvain-la-Neuve dans son Brabant wallon. Les travaux commenceraient au mois de juin.
C’est à se demander s’il ne vaudrait pas mieux développer, dès aujourd’hui, des partenariats avec les régions du Nord de la France (Nord Pas-de-Calais, Champagne-Ardenne, Alsace-Moselle) dans la mesure où la politique sportive de haut niveau, et la formation des jeunes qui va de pair, bénéficie de moyens financiers et d’infrastructures de qualité depuis de nombreuses années.

Comparons avec la politique sportive de la France dans la Région PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur) qui compte à peu près le même nombre d’habitants que la Communauté française (Fédération Wallonie-Bruxelles) de Belgique.
Cette Région reçoit chaque année des subventions pour un montant de 8.195.198 euros. Celles-ci sont liées à des conventions qui fixent des obligations de résultats bien précises. Elle compte 37 pôles Espoirs et 19 pôles France encadrés par 105 conseillers techniques sportifs professionnels.
Il existe par ailleurs 5 directions départementales implantées dans les chefs-lieux des autres départements (Digne, Gap, Saint-Laurent du Var, Toulon, Avignon).
L’ensemble du personnel des services représente 350 personnes.
Avec le CREPS, l’équipe Jeunesse et Sports de la région PACA regroupe 530 personnes (agents titulaires et personnel contractuel).
D’une façon plus générale, la France considère que le sport est une mission de service public.
Et elle a bien raison !

 PACA : sport de haut niveau

Note : le Diable rouge Eden Hazard a été formé à Lille